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Shéhérazade triplement primé à Angoulême, L'amour flou récompensé par le public

Shéhérazade triplement primé à Angoulême, L'amour flou récompensé par le public
Dylan Robert et Kenza Fortas (Zac et Shéhérazade), deux acteurs non professionnels qui irradient le film de Jean-Bernard Marlin. Copyright Ad Vitam

Le long-métrage de Jean-Bernard Marlin a remporté trois Valois, dont celui du diamant du meilleur film à la 11ème édition de ce rendez-vous dédié aux productions francophones. Les spectateurs ont eux décerné leur trophée au film réalisé par Romane Bohringer et Philippe Rebbot.

Après Petit paysan d'Hervé Charuel avec Swann Arlaud, c'est Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin qui a été couronné lors du dernier festival du Film Francophone d'Angoulême qui s'est achevée dimanche. Tourné par des débutants, ce premier long-métrage attendu le 5 septembre a reçu trois prix. Outre celui du meilleur film (le Valois de diamant de TV5 Monde), le Valois Magélis des étudiants francophones et celui de la Sacem pour la musique de Jacob Stombach.

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Le film sur la rencontre entre le jeune délinquant Zachary (Dylan Robert), tout juste sorti de prison et la jolie Shéhérazade (Kenza Fortas), une prostituée de son âge, dans les quartiers populaires de Marseille a séduit les membres du jury présidé par Karine Viard. Elle avait déjà été saluée au festival de Cannes à la Semaine de la critique. Le film est lauréat 2017 de la Fondation Gan pour le Cinéma.

Les acteurs ne sont pas des professionnels. Huit mois de castings dans les foyers ou à la sortie des prisons marseillaises ont permis au réalisateur de trouver notamment Dylan Robert, un jeune repris de justice.

Quant au jury, il a accordé son prix à Tout ce qu'il me reste de la révolution de et avec Judith David. Un film «rock'n'roll» autour d'une héroïne militante dont la sortie est prévue début janvier 2019. Ici la jeune Angèle se bat contre «la malédiction de sa génération»: être né «trop tard», à l'heure de la déprime politique. Entre un Don Quichotte des temps modernes et une Bridget Jones française, l'héroïne veut changer le monde, tout en fuyant les rencontres amoureuses.

De son côté L'Amour flou, œuvre très autobiographique de Romane Bohringer et Philippe Rebbot, séparés, mais pas physiquement, a décroché le prix Canal+ du public.

Ont également été distingués Milya Corbeil-Gauvreau dans Les rois mongols de Luc Picard (meilleure actrice), Félix Maritaud dans Sauvage de Camille Vidal-Naquet (meilleur acteur) et Sofia de Meryem Benm'Barek (meilleur scénario).

Pour le Valois René Laloux, qui est décerné au meilleur court-métrage d'animation, Travelogue Tel Aviv de Patthey Samuel a été primé tout comme «Hybrids» de Florian Brauch, Kim Tailhades, Matthieu Pujol, Yohan Thireau et Romain Thirion.

En tout, dix films français, belge, québécois, suisse et marocain étaient en compétition pour ce festival, qui a vu émerger ou récompenser par le passé des succès populaires comme Les intouchables, Les Garçons et Guillaume, à Table! ou, l'an dernier, Petit paysan.

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9 commentaires
  • Avatar
    popote31130

    angoulème a déja le festival de la bande déprimée je ne savais pas la grande kermesse du navet!

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    GreenHornet

    Non? Vraiment? Qui l'eut cru?

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    A DEXTRE

    Le cinéma caniveau, c'a continue.

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    citizenvox

    Le politiquement correct qui stigmatise et enferme encore plus encore plus les enfants d'immigrés dans des stéréotypes négatifs et avilissants: ex-détenu et prostituée ! On se demande si ce genre de films rend service à la société française ou la pousse à se fracturer un peu plus ? A quand un film 'normal' où l'origine maghrébine d'un ou plusieurs acteurs ne serait d'aucune importance pour Le scénario et ne servirait ni le communautarisme ni la bienpensance ?

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    caiusbonus

    Le taulard et la pu.e! C'est du Gabin sans Gabin, du politiquement à la mode.

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    Le pénible

    Dylan Robert..encore une victime des quadra qui regardaient trop des series americaines pour ados atardes dans les annees 90...

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    Exocet E

    Des films qui font rêver.

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    José Bobo

    Tout cela semble être terriblement de gauche et politiquement correct...

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    flanelle

    Le cinéma qui fait rêver :(

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