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En Dordogne, suicide d'une salariée de La Poste

Une postière quadragénaire a été retrouvée pendue à son domicile près de Sarlat (Dordogne), un suicide à propos duquel les syndicats ont dénoncé un contexte local de réorganisation "à la hussarde", et de "harcèlements" répétés, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. La factrice, mère d'un enfant, employée sur une plateforme de distribution du courrier à Sarlat, était en arrêt-maladie depuis plusieurs mois pour dépression, et avait reçu mercredi une visite de contrôle médical, a-t-on indiqué de sources syndicales. Elle aurait mis fin à ses jours en début d'après-midi. Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

De proches collègues de la factrice avaient reçu, quelques heures avant son geste, des sms de sa part évoquant le harcèlement dont elle se sentait victime, a-t-on ajouté de même sources, confirmant une information de France Bleu Périgord. La CGT a évoqué des conditions de travail locales dégradées par des réorganisations, et un contexte de harcèlement avec "beaucoup de dossiers" et plusieurs procédures en cours. Le suicide "n'est pas une surprise, on se demandait qui ce serait, où et quand", a déploré auprès de l'AFP Eric Garnier, secrétaire départemental CGT-FAPT.

SUD PTT a pour sa part "affirmé qu'un faisceau de preuves concordantes tendent à prouver le lien direct entre le geste fatal de la factrice et les pressions qu'elle subissait". Le syndicat a dénoncé une récente "énième réorganisation à la hussarde, et "un management de combat". La Direction régionale de La Poste Nouvelle-Aquitaine a pour sa part appelé "au respect de la douleur des proches" et des postiers de Dordogne, "très affectés par ce drame". Une porte-parole a souligné qu'"un dispositif d'écoute et de soutien a été mis en place" pour ceux qui le souhaitent. Elle a aussi appelé "aux plus grandes prudence et retenue" sur les possibles facteurs explicatifs du suicide, geste par nature "très compliqué".

Des collègues de la factrice ont exercé jeudi leur droit de retrait et cessé le travail sur les plateformes de Sarlat et Siorac-en-Périgord, où des rassemblements ont eu lieu. Une réunion de médiation se tenait dans l'après-midi à Sarlat avec des représentants de la direction régionale.

Le Figaro.fr avec AFP
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5 commentaires
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    Ksoulet31

    Le slogan actuel : simplifier la vie
    Tout est dit

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    Villamagnus

    Le suicide est un sujet très douloureux. L’ayant connu dans mon entourage familial très proche, je le sais.
    Ma compassion pour les proches de celui dont parle l’article est immense.
    Pour autant il faut en effet beaucoup de retenue et de prudence dans les conclusions.
    Les suicides résultent souvent de multiples causes. Les imputer par exemple à une situation professionnelle est délicat. Beaucoup d’entreprises doivent se réorganiser. Elles n’ont pas le choix. Souvent, elles y mettent beaucoup de soin pour accompagner les gens. La loi les y oblige. Et la conscience professionnelle et personnelle de beaucoup de managers y contribue. Et fort heureusement, tout le monde ne se suicide pas. Il peut en revanche y avoir localement, et ponctuellement des comportements inadaptés, voir malveillants de la part de certaines personnes. Si cela a été le cas, aucun doute que l’enquête le dira.
    Par ailleurs avec 12000 suicides par an en France, les gros employeurs (sncf, opérateurs téléphoniques, grandes banques) sont forcément touchés. Et des dizaines de fois par an...
    On parle beaucoup des grandes entreprises qui sont une cible facile. J’aimerais bien qu’on s’émeuve de façon proportionnelle des suicides silencieux (agriculteurs, personnes âgées, victimes d’homophobie,...).
    Etre justes dans l’analyse, c’est un devoir. Il faut être factuels, et faire des statistiques, des enquêtes. Et se garder des conclusions hâtives. A plus forte raison sur ce sujet qui touche si douloureusement l’humain.

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    domdi

    Une information déjà donnée il y a quelques minutes

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    FRANCOISE BONNAMY

    Pensées á la famille , l’enfant , les amis postiers qui subissent des agressions tous les jours.
    Emmanuel Macron et Muriel Pénicaud devraient intervenir car ils sont responsables de ce qui se passe.

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