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Au Mas-d'Azil, les sédiments cachaient des hommes

Au Mas-d'Azil, les sédiments cachaient des hommes
À côté du bâtiment d'accueil du public (au centre), l'Inrap mène des fouilles dans la grotte du Mas-d'Azil, traversée par une route départementale (au fond). Copyright Denis Gliksman / inrap

Des traces d'occupation humaine vieilles de 30.000 ans ont été trouvées dans une grotte de l'Ariège que l'on croyait bien connue.

Les archéologues sont de grands enfants: reculez de 15.000 ans l'ancienneté d'occupation humaine d'une grotte pourtant archiconnue, et ils essaieront encore de gagner quelques milliers d'années. «J'aimerais bien trouver du Néandertal là-dedans. Ils ont bien dû y venir…», souffle l'archéologue Marc Jarry en franchissant l'immense porche (70 mètres de haut) du Mas-d'Azil.

Aucun Néandertal n'a encore été débusqué dans ce lieu qu'on savait habité, il y a 12.000 à 15.000 ans, par des Magdaléniens, dont la culture marque la fin du paléolithique supérieur. Mais des vestiges récemment découverts prouvent que les lieux ont été investis, il y a 30.000 à 35.000 ans, par des Aurignaciens. Premiers hommes anatomiquement modernes d'Europe, ils sont aussi ceux qui, à la même époque, ont orné la grotte Chauvet d'œuvres parmi les plus anciennes du monde.

Tout cela grâce à l'œil d'un géologue qui s'est attardé sur un pan de mur ...

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1 commentaire
  • AvatarAbonné
    Angkor Vat

    "L'abbé Pouech fouille alors le site ; le géologue laissera de riches archives, mais le prêtre peinera à reconnaître de si anciennes traces humaines, coincé entre ses convictions religieuses et les progrès de la science"
    Avec un inventaire de plus de 10.000 pages d'objets découverts par l'Abbé Pouech, entre les découvertes d'hippopotame, de grands sauriens, les premiers œufs de dinosaures jamais découverts, cette phrase laisse sourire.
    Il est dans une nouvelle science en pleine évolution. Les grands "chercheurs" parisiens étaient eux mêmes très perplexes avec leur vision de l'évolution par rapport aux envois réguliers des découvertes de l'Abbé dès 1851. En 1880, face au peu d'enthousiasme, il s'attela avec peu de moyens livresques à l'étude concrète et s'essaya parfois avec succès à une identification.

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