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«L'Europe centrale de 2018 est née en 1918»

«L'Europe centrale de 2018 est née en 1918»
À New York, en 1918, la foule observe sur une carte la position de la toute nouvelle Tchécoslovaquie en Europe centrale. Rue des Archives/© Granger NYC/Rue des Archives

TRIBUNE - Création de la Tchécoslovaquie, démembrement de la Hongrie, résurrection de la Pologne : à la fin de la Grande Guerre, se dessinent les grands traits de l'Europe centrale que nous connaissons un siècle plus tard, explique l'historienne Catherine Horel*.

Catherine Horel
Catherine Horel Crédit : Fabien Clairefond

À l'issue de la Première Guerre mondiale, l'Europe centrale prend à peu de chose près son aspect actuel avec l'apparition des États successeurs de la monarchie des Habsbourg.

L'effondrement de l'Empire d'Autriche-Hongrie en 1918 est provoqué par des facteurs intérieurs et extérieurs. Insuccès militaires et longueur du conflit entraînent une perte de confiance dans l'allié allemand et instillent peu à peu la peur de la défaite. L'impact de la révolution russe démobilise les troupes déjà atteintes de découragement et pénétrées par les revendications nationales qui prennent un nouvel essor.

Les diverses provinces et pays héréditaires de l'Empire d'Autriche étaient en effet, à quelques exceptions près, des territoires de mixité culturelle, linguistique et confessionnelle qu'il est difficile de se représenter aujourd'hui. Certaines régions (Istrie, Transylvanie, Banat, Bucovine) ainsi que les villes étaient des centres du multiculturalisme. Cette mosaïque générait des groupes minoritaires, dont l'existence au ...

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CATHERINE HOREL
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7 commentaires
  • AvatarAbonné
    Navroche

    Ce démembrement de l'empire Austro-Hongrois, si voulu par notre république, est un crime qu'on n'a déjà payé mais qu'on payera encore.

  • AvatarAbonné
    petit rappel

    Un problème de vocabulaire qui gauchit l'histoire que les Français se racontent sur l'Europe centrale. La Hongrie - Etat multinational où les Magyars (et non pas Hongrois) étaient la minorité la plus importante (moins de 50%) et centrale - disparut en 1918. Les Hongrois n'ont pas pu perdre 70% du territoire, car les Roumains, Ukrainiens, Italiens, Slovaques... étaient Hongrois aussi. Donc ne pas confondre la Magyarie actuelle (les Magyars eux-mêmes appellent leur pays Magyarorszag) avec la Hongrie qui n'existe que dans l'histoire. Quant aux minorités qui se retrouvèrent en dehors de leur pays, cela concernait toutes les nations en Europe centrale et pas seulement les Magyars.
    Voilà à quel point l'usage d'un mot mal choisit, ou incompris, peut introduire une sorte de négation de l'histoire.

  • AvatarAbonné
    Yaka51

    Comme pour beaucoup d'autres choses cela n'a pas été une réussite !

  • AvatarAbonné
    Ratfucker

    Le sans frontiérisme en vogue parmi nos élites actuelles est une attaque frontale contre l'état-nation, et instrumentalise l'immigration sans freins pour disloquer les identités nationales, et une théologie médiévale d'importation pour éradiquer les cultures européennes. Cette négation d'un millénaire d'élaboration de l'état nation, qui en dépit de ses défauts et de son aspect normatif, constitue la meilleure protection de l'individu face aux oppresseurs venus d'ailleurs, est censée nous mener où ?

  • AvatarAbonné
    Angkor Vat

    Le "roman" fondé par la III république tient encore.
    Et pourtant, guerre en Russie, Maroc, Espagne, Chine, expansionnisme du Japon....
    Le régime s'est reposé sur ses lauriers alors qu'il n'avait rien résolu.
    Les couloirs sanitaires avec les états baltes, la Pologne, et caetera ne furent que des prétextes pour un expansionnisme.
    La France et la Grande Bretagne avec ses lumières n'ont fait que provoquer un nouveau conflit en brisant les frontières.
    Aujourd'hui, les mêmes lumières nous vendent une europe sans guerre et sans frontières.
    Le libéralisme atteint ses limites !

  • AvatarAbonné
    TIESSE DI HOYE

    Il faut aussi ajouter à cette triste liste les guerres de la Pologne, dès sa recréation contre, les Bolcheviques (la Biélorussie comme enjeu principal), la Lituanie et l'Ukraine.
    Bref, la situation était très instable dans cette région. Le ministre français Louis Barthou a tenté en 1934 de mettre fin aux tensions par le "Pacte oriental", mais cette initiative soutenue par Moscou a échoué à cause de l'Allemagne et de la Pologne, qui a privilégié ses bonnes relations avec Berlin, dans la ligne du trop peu connu pacte germano-polonais.
    Bref, il y a une continuité dans la bêtise depuis la fin d'une guerre jusqu'au début de la suivante.

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